la cape - monographie d’un vêtement qui traîne depuis quelques saisons déjà
Cela fait quelques saisons déjà (depuis 2008?) que vous envisagez très sérieusement d’acheter une cape pour affronter les premiers frimas (qui ne viennent d’ailleurs pas).
toutes les marques en proposent, à tous les prix. On a vu les plus pointues la porter avec style… bref après quasiment deux ans, si on considère les cycles de la mode, il faut sérieusement vous poser la question, car l’année prochaine, CE SERA TROP TARD !
Et même si vous attendez les soldes flottants il sera trop tard. Car la cape est un vêtement de mi-saison. En dessous de 12°C, la cape ne protège pas du froid, gastro garantie, car c’est bien connu, elle ne tient pas chaud au ventre.
Alors, vous aider dans votre réflexion esthétique, voici à titre amical quelques considérations.
Attention, toute erreur de longueur peut être fatale
la cape de la saison est plutôt courte ! une cape longue fait irrésistiblement penser à
a/ Angélique marquise des anges (si la cape est d’inspiration plutôt couture, drapée…)
b/ Darth Vador (si on opte pour une version plus Yohji Yamamoto)
notez que l’effet proportion joue en notre défaveur si on ne dépasse pas les 180cm.
pour illustrer mon propos, voici un aperçu de ce que cela peut donner.
(ndlr: le look patate)
Comment l’accessoiriser ?
nous savons toutes que l’accessoire fait le look. Alors, la paresseuse va consciencieusement mettre sa nouvelle cape avec les accessoires de la saison : bottes + sac cartable + lunettes (de vue, mais sans correction bien entendu) + ceinturon. Umm… je crois qu’il y a dans cette panoplie comme un air de déjà vu. Cela ne vous dit rien?
Autre conseil, débrouillez vous pour ne pas évoquer >>>
(ndlr: vous voyez qui je veux dire)
Alors, que faire? cap’ ou pas cap’?
à vous de décider. Les filles qui ont du style s’en sortent toujours.
1/ la preuve dans la vraie vie (un instantané d’une femme croisée hier devant le Bon Marché, c’est vrai, elle attendait un taxi, et ne pouvait hélas pas le héler sans battre des ailes). Elle avait un petit air de Fantomette, mais j’aime bien Fantomette. 
2/ la preuve dans la collection LES AMIES DE LOUISE
et côté boutique, quoid’9?
eh oui, avant de rejoindre nos armoires, tous nos colifichets, rubans et curiosités étaient d’abord en boutique
LES AMIES DE LOUISE, à quoi ressemblent elles en boutiques? look
et sous la combi, on met quoi?
UN PULL!
ON VEUT TOUTES UN PULL!
pour la couleur, il y a le choix: gris, noir, pink… dans tous les cas, c’est assorti à la combinaison.
09 Juin, mais quand est-ce qu’il va faire beau?
Liza attend le soleil. Elle porte une veste/caraco en lin enduit et le bermuda coordonné.
A ses pieds, une veste “blue dress” en cuir.
comment porter le jogging? avec des talons hauts!
en lisant la presse, j’ai vu:
- des pantalons boyfriend (= le jean bouffant d’autrefois)
- des jeans déchirés (remember madonna ?)
- des docksides (il ne manque plus que le pull en coton rose noué à la taille - regardez vers le coté Ouest Parisien > au-delà du périph bien sûr)
- des wayfarers (pour ressembler à Christopher Willem ou à Austin Powers)
ben moi, le revival sweat west coast, voici comment je le vis…
robe en coton mercerisé et détails en satin de soie (LADL - collection printemps été 09) / chaussures Chie Mihara
blue dress… black
cela faisait longtemps que je ne vous avait pas fait le coup de la blue dress. Voilà qu’avec les WE de ponts, je redécouvre cette petite tenue très petite robe noire… et forcément, c’est une blue dress.
1/ le total look
genre petite silhouette nette et noire; haut zippé dans le dos taille légèrement haute + jupe trapèze
en lin / coton imprimé
2/ la preuve que c’est une bLUE DRESS
ben oui, c’est brodé
3/ la preuve que c’est bien du LADL… parce que ça a de la gueule
my banker is cool
Dans une vie antérieure, j’ai bossé dans la City. Paradoxalement, c’est là où l’on parlait le plus de fringues : quelle cravate il fallait avoir, la distance acceptable entre les rayures (de banquier)… Etre banquier et en avoir l’air. C’était AVANT.
Maintenant, la problématique c’est plutôt de NE PAS ressembler à un banquier. Je lis dans le New York Times que dans les boutiques chics , on propose plutôt aux clients le look du “creative professional”.
A quoi ressemble un “creative professional”?
réponses possibles (cochez)
1/ à Zac Efron (et vous à Demi More accompagné d’un nouveau Chéri)
2/ votre mec est maigrichon? à PeeWee Herman
3/ votre mec s’est laissé aller toutes ces dernières années ? à rien, changez en.
[réponse de la rédaction: mon amoureux refuse de porter les mêmes carreaux que mes chemises Isabel Marant]
Bon, si vous tenez absolument à relooker votre homme, voici une suggestion : “LES LAINES ECOSSAISES” bd Saint Germain. Je n’y avais pas mis les pieds depuis au moins 25 ans (je reste pudique, car vous allez calculer mon âge)… et voici que je découvre que cette adresse mythique s’est transformée en nouveau temple de la branchitude : Fred Perry dans toutes les couleurs pour 70€ le polo, les petits pulls divins John Smedley… tout y est (le casque de moto aux couleurs de Union Jack, du shampooing pour vos pulls en cashmere).
A noter: l’équipe de vente qui a certainement connu le labrador de Tonton (eh oui, Mitterand qu’on ne peut pas taxer de bling bling, lui, était un fidèle de la maison) est adorable. Ils n’ont aucune idée du potentiel coolitude des marques qu’ils vendent et donc ne vous regardent pas de la tête au pied pour valider si vous êtes fashionistically OK.
Faites y un tour, je n’y vois que des avantages: vous faites des économies (-30% ) et en plus vous plaisez ET à julot ET à sa maman.
norma kamali
Vous connaissez Norma Kamali?
Vous aimez?
moi j’adore!
depuis toujours.
et Pourquoi ?
Norma Kamali, c’est ma période américaine, West Coast début années 80s. Remember Jennifer Beals dans Flashdance? La folie des Leotards, Capezio, Danskin? le maxi tee qu’on recoupait nous même sans autre finition ? J’en ai gardé de bons souvenirs et d’ailleurs, c’est bien un sweat manches chauve souris à bords francs qui a fait mon best seller de l’hiver dernier.
Pour Norma Kamali, être bien dans ses vêtements c’est primordial. cela ne veut pas dire qu’on s’habille style campeur sous prétexte que c’est pratique, mais plutôt le contraire. Elle a inventé et ré-inventé la doudoune la vraie, celle qui tient chaud par -15°C à NYC; en gros, le sleeping bag pour la journée.
Norma Kamali c’est un sacré bout de bonne femme. Ok il y a bien DVF (= Diane Von Furstenberg) qui est un personnage, et qui le fait savoir… (d’ailleurs, allez faire un tour sur son blog) Ok la profession entière a rendu hommage à Sonia Rykiel… et je ne parle pas de la génération d’avant, les “n” bios de Gabrielle Chanel, les rétrospectives Schiaparelli… Nous autres créatrices, avons pléthore de modèles de femmes affranchies, intelligentes, belles, indépendantes… et fashionistically géniales. Mais celle qui me touche et m’inspire, c’est elle: la Kamali.
rien qu’à la voir, nous n’avez pas envie de porter ses créations? moi si.
repéré: le pantaLOONA
remember, je me demandais où était passé mon pantalon préféré de la collection printemps été 09. Il y en avait 2 protos. un noir, un beige.
Le noir vit une vie indépendante : je le découvre au fur et à mesure que l’équipe m’envoie des coupures de presse sur des filles différentes et inconnues. Plus haut dans le supplément weekend (lifestyle) du newspaper de Shanghai.
L’autre, le beige est chez moi dans ma beach house. Je le mets avec mes chaussures inqualifiables. Pour résumer, ce sont des baskets en (véritable) serpent, à (très hauts) talons. Dans une autre vie, elle auraient pu être qualifiées de sandales. Comme ce portrait robot ne vous permet en aucun cas de visualiser, en voici une photo.
rangez-moi ces bottes au placard!
rue de Montpensier, il nous est arrivé plus d’une fois de répondre à la fameuse question “avec quelles chaussures je mets cette robe”… “avec des bottes”. Ben oui, la robe “louise on the dancefloor” [rappel de la rédaction: ultra décolletée dans le dos dans sa version courte] avec des bottes, c’était pas mal… voire pas mal du tout si j’en crois les commentaires masculins. Mais bon, même en robes longues, il y a des modes. Donc tout passe, même ce que nous avons adoré.
Donc là, promis, ce n’est pas moi qui ai donné l’idée à la rédactrice…
Il fait beau, dam…, remisez moi vos bottes au placard, sortez vos Caovilla! c’est pas mieux comme ça?


















